| La grippe |
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| Écrit par calimero |
| Samedi, 19 Septembre 2009 12:38 |
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La grippe AH1N1 Le vaccin est-il obligatoire ? NON. A la mi-octobre au plus tôt, des milliers de vaccins contre le nouveau virus de la grippe A/H1N1 arriveront en Belgique. Notre pays en a commandé plus de 12 millions, de quoi vacciner tous les habitants. Mais il faudra déterminer des priorités, sur lesquelles les experts planchent. « Nous ne devrions pas nous écarter des recommandations de l'OMS », explique le professeur Yves Van Laethem, qui préside ce comité scientifique. En tête, le personnel de santé et les femmes enceintes, exposées à un risque quadruplé.Mais, simultanément, des pétitions fleurissent sur internet et des plaintes sont déposées en Autriche et en France, qui affirment que ces plans généraux de vaccination n'auraient comme ambition qu'un génocide mondial, sous couvert de pandémie. Ces manipulations grossières et malfaisantes dissimulent un fait essentiel : les autorités belges n'ont jamais envisagé d'obliger quiconque à se vacciner. « Cela restera une décision individuelle. Seule la polio est une vaccination légalement obligatoire », garantit le docteur Daniel Reynders, de la cellule de crise Influenza. « Chacun devra peser avantage et inconvénient en fonction de sa propre situation et des personnes éventuellement affaiblies qui vous sont proches. Par ailleurs, la vaccination est aujourd'hui un geste sûr et sans contre-indications majeures. » Va-t-on fermer les écoles ? NON. Inutile de fermer les écoles préventivement ou de différer la rentrée des classes : le virus de la grippe A(H1N1) va de toute façon frapper les enfants à l'occasion des premiers rassemblements, ont estimé jeudi les experts de l'Union européenne dans une série de recommandations. Chaque pays reste libre de décider des mesures à prendre, a insisté la Commission en présentant un avis adopté « à l'unanimité ».« Les Etats ne voient pas la nécessité, pour le moment, d'ordonner des fermetures massives d'écoles à titre préventif », explique le comité. « Ils préconisent toutefois la fermeture locale d'écoles en cas de diagnostic d'infection chez les élèves dans le but de retarder la transmission du virus. L'utilité de cette approche dépend clairement de la rapidité d'actions ». Les experts recommandent en outre de « prévenir d'autres formes de rassemblement d'enfants. L'objectif est d'éviter que des parents ne mettent en place des structures parallèles, comme des garderies, en cas de fermeture des écoles, ce qui ne ferait que déplacer le problème », a expliqué un expert. Que faire pour se protéger ? Rappelons qu'il est recommandé d'éviter tout contact avec une personne malade, de se laver régulièrement les mains au savon (les nettoyants pour les mains à base d'alcool sont aussi efficaces). De veiller également à adopter un mode de vie sain : pratiquer une activité physique, choisir une alimentation saine et se reposer suffisamment. Au contact d'un patient atteint du virus, portez un masque devant la bouche et le nez. Une question ? Call center au nº gratuit 0800/99.777 (8 à 17 h, 9 à 17h le week-end) et www.influenza.be Le Tamiflu est–il déconseillé aux enfants ? NON. Le Tamiflu est un médicament antiviral produit à partir de l'acide shikimique, utilisé dans le traitement et la prévention de certaines formes humaines du virus de la grippe (influenza A et B). Le tamiflu est un inhibiteur de la neuraminidase, actif par voie orale, le premier à avoir été mis sur le marché. L'acide shikimique est contenu dans la badiane chinoise (Illicium verum), aussi appelée anis étoilé. Le processus de fabrication est très long, de l'ordre d'une année. Le relenza appartient à la même classe thérapeutique. C'est un inhibiteur de la neuraminidase, une enzyme située à la surface du virus, qui facilite l'infection des cellules de l'organisme. L'enzyme bloquée, le virus ne peut plus se détacher de la surface de la cellule pour se répandre dans l'organisme et finit par être éliminé. En traitement préventif, en période de circulation du virus, il permet de ne faire qu'une grippe bénigne. En traitement curatif, il est efficace à la condition d'être administré dans les 24 à 48 heures après les premiers symptômes, et idéalement dans les toutes premières heures, car il bloque alors mieux la réplication du virus. Son efficacité contre la grippe commune reste cependant modérée avec une diminution des symptômes et de la durée de la maladie dans moins de 50 % des cas. Son utilisation dans les cas de grippe aviaire a été proposée mais son administration n'a pu éviter un certain nombre de décès. Quels sont les signes suspects de grippe ? Fièvre soudaine de plus de 38, courbatures, maux de tête, toux... Parfois des nausées, vomissements et diarrhée. Mais “la fièvre est habituellement moins élevée dans la gastro-entérite et dans la grippe, elle est généralement moins bien tolérée (l'enfant cesse de jouer, arrête ses activités)”, souligne le Pr Christophe Delacourt, pneumo-pédiatre.On appelle son généraliste (ou pédiatre) si on a plus de 38, un trouble respiratoire. “On repère la grippe à son arrivée brutale”, ajoute le Dr Jean-Marie Cohen, spécialiste de la grippe (réseau GROG). La vigilance s'impose en cas de facteurs de risque particuliers: certaines pathologies cardiaques ou pulmonaires, asthme, diabète, myopathie, cancer, greffe, déficit immunitaire congénital ou acquis... Quels sont les signes de gravité ? Les signes d'alerte qui doivent amener à consulter rapidement: une fièvre qui ne décroche pas, une grande fatigue et évidemment des difficultés respiratoires, indique le Pr Delacourt.Un enfant qui n'avait pas de difficultés respiratoires et se met à en avoir doit être rapidement revu par le médecin et éventuellement hospitalisé, complète-t-il. Un nourrisson de moins de 6 mois fiévreux qui boit moins de la moitié de ses biberons sur douze heures, qui réagit peu, impose de consulter en urgence. La prise en charge hospitalière est prévue en France pour les moins d'un an et les femmes enceintes. Chute paradoxale de la température en dessous de 35 degrés, fréquence respiratoire supérieure à 30 battements/minutes (en gros à partir de 10 ans et jusqu'à l'âge adulte) et rythme cardiaque fortement accéléré font partie de signes de gravité. Que sait-on de plus sur le virus ? « En Australie, le virus nouveau et la grippe saisonnière sont apparus simultanément pendant leur saison d'hiver, explique le virologue Marc Van Ranst, de la cellule de crise. 20 % de la population a été infectée au lieu de 5 % seulement lors d'une grippe traditionnelle, mais il est très important de souligner que cela n'a pas entraîné davantage d'hospitalisation et de décès. » Comment les hôpitaux sont-ils préparés ? « Le plan d'urgence des hôpitaux est quasi terminé. Il comprend des mesures pratiques qui permettent essentiellement de traiter les patients atteints de la grippe séparément des autres », explique la ministre. Les hôpitaux de référence ont élaboré un plan de base qui est communiqué et adapté à chaque établissement. Ici et là, on voit des cloisons nouvelles s'installer dans des halls d'accueil et aux services d'urgence. Certains ont même prévu des tentes géantes à poser devant leur entrée. Des stocks spéciaux de certaines fournitures nécessaires pour faire face à une brusque augmentation de l'infection sont faits, mais on ne reporte pas encore d'opérations non essentielles, ce qui arriverait au cas où… Quand le vaccin arrivera-t-il ? En fait, il est déjà arrivé en Europe. L'Angleterre et la France ont reçu des doses de chez Baxter. Les autres producteurs, comme GSK, à qui la Belgique a commandé 12,6 millions de dose, ne devraient pas tarder. Mais ils ne seront pas administrés tout de suite : « Nous devrions recevoir les premières doses en Belgique à la mi-septembre. Mais il est exclu qu'il soit administré tant que les instances européennes sanitaires en charge de vérifier l'innocuité du vaccin n'ont pas donné leur feu vert. Pour l'instant, on estime que cela serait possible vers la mi-octobre. A ce moment, on disposerait d'un peu moins de deux millions de doses, souligne Laurette Onkelinx. Il sera non obligatoire, mais mis à la disposition gratuitement de qui le veut. D'abord pour les populations à risque. » Quelles seront-elles ? « Ce n'est pas encore tranché par le comité de scientifiques. Il est certain que professionnels de la santé, femmes enceintes et patients à risque de moins de 5 ans en feront partie, mais les scientifiques scrutent encore l'évolution de l'épidémie avant de trancher », explique la ministre. « Tout plan de vaccination comprend un compromis entre protection des plus faibles, réduction de l'absentéisme et diminution de la contagion », explique le docteur Daniel Reynders. Comment le vaccin sera-t-il administré ? « Nous planchons sur le plan le plus adapté. Généralistes, maisons de repos et hôpitaux seront sollicités, mais ce ne sera décidé que courant septembre. » Les centres communaux pourraient aussi être ces lieux de vaccination massive. Le vaccin est-il fiable ? Pourquoi inclure dans la vaccination les groupes à risques, comme les femmes enceintes, alors qu'ils ont été exclus lors de la recherche ? Pour les femmes enceintes, elles courent un risque quatre fois plus élevé qu'un individu ordinaire si elles contractent la grippe. Les experts de l'OMS ont clairement fait la balance entre les risques que l'on court avec ou sans le vaccin. Sans, ils sont bien plus élevés. Toutefois, comme pour tous les autres patients, on n'administrera le vaccin que si l'on est sûr, après l'agrégation par les autorités européennes de la santé, de son innocuité. Les mineurs à risque et les femmes enceintes sont dans les groupes prioritaires pour avoir droit au vaccin, mais s'il y a des doutes sur l'effet du vaccin sur eux, on peut parfaitement retarder la vaccination de groupes de patients si on ne dispose pas de données satisfaisantes. Sauf, bien entendu, si le virus ne tue plus 0,4 pour mille des gens qui le contractent, mais davantage, ce qui est un péril à envisager. Plus de 12 millions de doses du vaccin ont été commandées par le gouvernement. Si le vaccin se révélait finalement être inutilisable, qu'adviendra-t-il de l'argent public dépensé ? Le but n'est pas d'être remboursé mais de protéger la population. Les doses non utilisées pourront être conservées plusieurs années, car personne ne sait quand la prochaine pandémie arrivera. Nous devons être aussi prêts que possible. Le gouvernement prévoit-il une indemnisation pour les victimes du vaccin ? Outre l'actuelle vérification en cours par les autorités européennes, un système de vigilance sera déployé pour pister d'éventuels effets secondaires. Etablir la causalité entre un vaccin et une éventuelle maladie neurologique sera difficile. Il est, dans l'état actuel des choses, impossible de répondre à cette question. |
| Mise à jour le Samedi, 19 Septembre 2009 15:48 |



